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MIROIRS
Un infini par construction.
L'image ci-dessous est d'une construction simple, en parallèle deux miroirs (ici peu importe le lieu, une cabine d'ascensceur). Chaque image se reflétant dans l'autre miroir et inversement, sans fin, aux deux derniers photons possibles.
Nos miroirs d'usage quotidien sont un reflet, un double, rarement trois reflets. L'expérience visuelle de parallélisme montre que le reflet peut être (théoriquement) infini.
Pour qu'un infini se crée, il faut un parfait parallélisme, sans quoi, le reflet se décalera inévitablement et aboutira à un point de convergence, perdant l'information originelle. Ce parallélisme nécessite la perfection... or la perfection c'est ici l'infini. La perfection serait à des niveaux de précision extrême comme une planéité de chaque miroir, un tain (la couche qui reflète) parfait en terme de clarté et de brillance, un positionnement tout aussi parfait... Les conditions sont finalement difficiles à remplir (voire impossibles) mais jusqu'à combien de reflets deux miroirs peuvent-ils se réfléchir ? A tester chacun suivant la qualité des miroirs, de l'air dans la pièce, la température, nos yeux, la lumière ambiante, autant de facteurs brisant l'infini absolu. Mais le plaisir est là d'expérimenter et d'en comprendre l'idée symbolique.

Ce sujet de reflet nous fait penser au fromage "La Vache qui rit" (quel nom quand même) où les boucles d'oreille de la vache sont des boites de "vache qui rit", etc. Il ne s'agit pas de reflet mais d'une mise en abyme. Le graphisme ne permet pas d'aller plus loin que deux niveaux de muse en abyme, mais le plus important est le concept, d'en comprendre l'infini potentiel.
La vache qui rit est inspirée d'un dessin humoristique des forces de ravitaillement en viande fraiche (première guerre mondiale) qui aimaient faire des dessins sur leurs véhicules.